L'exposition.

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Morningstar
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L'exposition.

Message par Morningstar » jeu. 14 nov. 2013 08:23

Sandra
Nous sommes le samedi 22 Décembre 2012 dans le quartier du Marais à Paris.

La fin du Monde n'a pas eu lieu. La population (si jamais elle fut inquiète) vaque à ses occupations pendant que les adeptes de l'apocalypse revoient leur copies. Il est bientôt 19 heures et Sandra est accompagnée de son boss Jeff Bunker qui frappe à la porte cochère au numéro indiquant l'exposition. Rien ne laisse paraitre une quelconque activité dans cette rue quasiment vide de gens. Les deux artistes ont un look hybride entre le motard et le punk. Par bravade Jeff porte une cravate autour du tee shirt délavé d'une obscure bière allemande des années 90. Il a même mis son plus beau cuir ce soir... Comprendre celui avec le moins de lacérations. Le jeune métrosexuel qui les accueillent essaye de contenir son choc alors qu'il consulte péniblement la liste des invités. Deux drôles d'oiseaux que ces deux là. Il en ferra toute une histoire sur son compte twitter lors de sa prochaine pause. Néanmoins c'est avec grâce et maintien qu'il leur souhaite une délicieuse soirée.
Alors qu'ils rentrent dans la cour intérieur, un petit groupe de musiciens joue de la musique classique. Plusieurs petits groupes de personnes flânent ici et la une flute de Champagne à la mains. Très vite, un servant présente un plateau au couple. Jeff manque de demander une bière mais il se retient. Après tout, il a certainement plus de point en commun avec ce type qu'avec ses patrons. Il siffle une petite remarque à son employée: "On pourra dire ce qu'on veut mais les sucrés savent recevoir." Ils prennent poliment tous les deux une coupe.
Un escalier mène à l'exposition de Jimmy. Les deux s'y rendent dans l'espoir de voir l'ami de Jeff. Deux type costaud en smoking se disputent dans l'escalier. Les deux parlent ce qui semble être du Russe. Ils arrêtent aussitôt qu'ils voient le couple et leur lancent un regard mauvais. On peut voir le holster dépasser de la veste d'un des deux. Ils rentrent ensuite par une porte de service. Le verrou claque derrière eux.
Jeff perd un peu de son entrain et les deux digressent de l'étrangeté de la chose. Finalement ils arrivent dans l'exposition. Une pièce en "L" qui fait le coin de l'immeuble haussmannien. Les œuvres de Jimmy occupent la première partie, la seconde comprends les œuvres inédites de feu Clarence Newt, un peintre hyper-réaliste de la première moitié du 20eme siècle. Le style de Jimmy est le surréalisme et si ces peintures sont dérangeantes, cela reste de l'art. Les œuvres de Newt sont simplement malsaine et le malaise a vite fait de vous prendre si vous les regardez avec insistance.
Sandra sent son cœur se serrer... L'ensemble des scènes représente des scènes morbide de l'Afrique du sud. Des gens sont violés, lynchés, brulés vifs, pendus, exécutés sommairement. Blancs comme noirs sont les victimes. Les tableaux ne portent pas de titre mais simplement une date et un lieu qui se trouve dans les alentours de Johannesburg. Jimmy finalement se présente. Devant le malaise de ses amis, il s'excuse car il ne savait pas que Newt faisait autre chose que des paysages. Il s'agit de la collection inédite qui sera mis prochainement aux enchères. Quelques minutes passent et l'air grave, Jimmy demande à causer en privé à Jeff. Les deux hommes s'excusent auprès de Sandra et vont parler discrètement dehors sur une terrasse. Elle s'assoit sur un des bancs centraux mais ne pouvant plus longtemps regarder les horreurs plus que réelles en face d'elle, elle se mets à regarder les gens alentours.
Une jeune fille aux air d'étudiante propre sur elle prend des notes. Tout comme elle, elle est perturbée par les toiles. Les deux femmes échangent un regards et se détournent aussitôt.
Non loin d'elle, un jeune homme incroyablement sexy regarde les toiles sans grand intérêt. Elle sent que cet homme est énervé mais contient sa colère. Si elle ne sentait pas aussi mal, elle l'entendrait grincer des dents. Il fini par s'arrêter devant une peinture et même si il est de dos, elle jurerait qu'il est train de sourire. Ses poings se serrent et elle voit du sang perler de son gant. Plus loin un type jeune mais aux habits vieillot semble avoir une discussion plutôt tendue avec un gars en costume blanc.


Élisabeth
Son amie accrochée au bras elle essaye de se rendre vers les lieux de l'expo tant bien que mal. Elle ne sait toujours pas comment elle va rentrer et son amie ne cesse de lui parler d'une "surprise" et qu'elle va "chier des briques" en la voyant.
L'amie d'Élisabeth; Clémentine est beaucoup de choses. Outrancière, imprévisible, inconsistante, délurée et parfois même exaspérante, elle a une qualité en or pour la jeune étudiante. Elle ne pose jamais de question et l'accepte comme elle est. C'est tout ce qu'Élisabeth demande et cette drôle de relation chaud froid fait que les deux se complètent à merveille et de fait s'entendent bien.
---STOOOP!
Élisabeth sursaute alors que son amie lui demande de regarder discrètement un jeune homme élégamment habillé sirotant un café à la vitrine d'un café.
Elle se tourne vers Clémentine:
---J'ai vu ce type mais j'ai surtout le tympan vrillé car disons que tu as un peu "hurlé à la discrétion"...
Faisant fi du sarcasme d'Élisabeth, Clémentine dit silencieusement le mot "Surprise" en exagérant les syllabes.
---Surprise? C'est quoi ta surprise?
Clémentine prend littéralement la tête de son amie et la place dans la direction du jeune homme.
---Lui! La le beau gosse en costard! Y te fait pas penser à quelqu'un?
---Il m'a l'air familier maintenant que tu me le dit... Mais connait pas... C'est qui?
---C'est Sébastien Réno, le fils de.... JEAN RÉNO! L'acteur dans Léon, Nikita tout ça!
---Mais ouais! Ils se ressemblent un peu maintenant que tu le dis... Mais... Comment tu sais qu'il était la?
Clémentine affiche un sourire carnassier et triomphant.
---Je me le suis tapé!
Elle fait ensuite son plus beau rire de diva machiavélique devant une Élisabeth médusée avant de conclure:
---C'est de plus notre ticket d'entré pour l'expo.
Les deux filles vont à la rencontre du fils du célèbre acteur, Élisabeth est cette fois particulièrement mal à l'aise des frasques. Cela ne lui arrive pas souvent mais la elle se sent coupable par association. Sébastien est effectivement bel homme, un mannequin quasiment. Les présentations sont formelles et il semble plutôt réservé, un peu froid. Malgré son grand sourire, on sent une gêne venant de sa part. Lors du chemin Clémentine le laisse avancer devant pour mieux "mater son cul". Elle multiplie les remarques grivoises et se compare à la fille dans Léon le faisant avec lui. Élisabeth ne sait vraiment plus ou se mettre et l'espace d'un instant elle pense à sa mère seule dans l'appartement... Non finalement elle préfère suivre sa copine.
---Tu sais c'était juste un coup d'un soir le fils Réno, il est tout à toi si tu veux, je serai pas jalouse!
Rougissant Élisabeth fait taire sa copine. Cette fois ce n'est pas l'idée du sexe qui la répugne mais elle se sent mal pour le jeune homme.
Ils arrivent tous les trois à l'exposition. Montant au troisième étage ils réalisent l'horreur des œuvres de Clarence Newt. Clémentine se sent mal et s'excuse. Élisabeth est seule avec un Sébastien glacial qui l'ignore superbement. Elle commence à flâner dans la galerie, les toiles lui font peur... Elle n'a pas l'air d'être la seule, une jeune femme habillée de manière originale est assise sur un banc. Elle tient un book de croquis sur ses jambes tatouées semble réellement mal à l'aise. Non loin un grand type habillé comme un papy semble se disputer avec un gars qui pourrait faire le méchant dans un épisode d’Indiana Jones...

Sébastien
Le jeune homme sirote rêveusement son café. Il se sent particulièrement bien dans sa peau et rayonne de bonne humeur. Il relit les textos de Clémentine qu'il a reçu au court de la semaine. Entre deux aguicheurs et trois autres érotiques, elle lui a demandé si il avait ses entrés pour une obscure exposition de peinture. Personnellement il n'aurait pas pu entrer mais encore une fois il a fait appel à l'agent de son père. Ce dernier a passé quelques coups de téléphones et son nom figurerait sur la liste. Il fut précisé qu'il viendrait accompagné et cela ne posa pas de problème tant qu'il se porterait garant. Il reprit une gorgée de café et cru entendre quelqu'un crier dans la rue. Il regarda brièvement par la fenêtre mais ne vit rien de suspicieux, les gens dehors marchant sous la neige comme si de rien n'était. Il resserra sa cravates et frotta ses boutons de manchettes. Il s’enorgueillit d'avoir un costume classe et l’apparence qui va avec. Oh oui monsieur, ce soir allait être une chouette soirée. Le pauvre n'avait pas encore conscience que la chute serait terrible.
Clémentine arriva effectivement comme prévu. Mais cette dernière n'était pas seule... Elle présenta son amie une certaine Élisabeth et minauda pour que cette dernière les accompagne à l'expo.
Sans se départir de son sourire Sébastien s'excusa pour aller aux toilettes. Quelque chose venait de se briser en lui. Seul dans la salle de bain, il contempla son reflet dans le miroir. Les pensées sombres s’engouffrèrent en lui. Ce n'était pas une date, cette fille, comme toutes les autres... PUTES!!! S'était servi de lui... Encore une fois... Et lui il était tombé dedans... Il avait pensé que ce serai différent cette fois... Mais quel connard il faisait! La colère montait, douce et sainte colère qui emporterait tout sur son passage... Il grinçait des dents et les veines de ses tempes pulsait d'une humeur noire. Les poings serré sur le lavabo, il fixa avec intensité le miroir avant de relâcher toute sa haine sur son reflet. L'espace d'une micro seconde avant l'impact, il vit la réflexion de son père à la place de la sienne.
Le miroir brisé lui rendis une vision déformée de sa physionomie pourtant si parfaite. Du sang coula dans l'évier, encore une fois il s'était ouvert les poings. Il prit plusieurs serviettes et s'essuya. Il en plaça dans ses gants en cuir. Ce serait dommage de les tacher... Finalement il se recomposa. The show must go on... Il avait donné sa parole, il la tiendrait. Il paya un pourboire de 200 euros en quittant. Il ne mentionna pas la vitre brisé au garçon de café trop content. Distant il ignora les deux filles. En arrivant à l'expo, il vida deux coupes et commença a se calmer. Ils montèrent au 3eme. Les œuvres étaient grotesques. Absurdement violente. Il nota l'existence d'une punk tatouée et d'un gars mal habillé aux prise avec un gars de la pègre de je ne sais quoi. Il les ignora et regarda une toile. Un type se faisait battre à mort par la police. T'as que ce que tu mérites pourriture! Un sourire mauvais se dessina sur son visage. Puis l'absurdité de sa remarque le fit revenir à sa vrai personnalité. Il desserra les poings et se calma... Bon sang, il devrait aller consulter un jour... Sous un nouveau jour il regarda de nouveau la toile. Elle était si réaliste qu'il avait l'impression de pouvoir toucher les gens à l'intérieur. Il se senti aussitôt mal à l'aise.

Mircea
Arrivant précisément à l'heure convenue, il prit le chemin de l'exposition. Il passa le gay de l’accueil et monta au troisième étage., ignorant les serviteurs et leurs plateaux. Néanmoins, tout son élan fut anéantis par un type énorme au crane rasé. Il posa un doigt rigide sur la poitrine du jeune homme, s'en servant pour le repousser. La facilité avec laquelle cela le fit reculer donna des sueurs froide à l'antiquaire. Ce gorille pourrait le tuer à mains nues si il était provoqué. Il ne parlait même pas Français et faisait juste non de la tête quand on lui posait des questions. Par dessus son épaule massive il vit dans la salle un second molosse accompagnant un individu en costume blanc. Costume blanc de dos parlait doucement à un homme habillé comme un motard un peu bohème. Ce dernier n'en menait pas large et semblait apeuré. Il regarda dans la direction de Mircea et cela attira l'attention de costume blanc. Sa physionomie changea et ses petites lèvres fines se tordirent en un affreux sourire. Il dit quelque chose en Russe ou Polonais... Serbe peut être... Le colosse se poussa. Avec une voie mielleuse, l'homme quasi androgyne dans ses traits se présenta.
Enchanté monsieur Shumaker. Je suis Terry Dominique, l'agent de liaison de Monsieur Karr. Je crois que nous avons beaucoup à nous dire au sujet de la collection de votre chère mère. Si vous voulez bien patienter en bas et prendre un verre, je serai à vous dans quelques minutes quand j'en aurai fini avec Jimmy... Il lissa ses cheveux noir de jais et ses yeux se fixèrent sur sa proie.
Choqué Mircea descendit et prit un verre. Les choses prenaient une tournure qu'il n'aimait pas vraiment, mais alors pas du tout. Lui un homme sophistiqué devoir gérer des affaires avec ce genre de types... Il revint un peu plus tard. Dans la salle, un jeune homme et deux jeunes femmes étaient en train de regarder l'exposition. Dominique l'interpella, cette fois sans ses gorilles.
Je suis navré que vous ayez du assister à cela monsieur Shumaker mais monsieur Karr a cette exposition très à cœur... Tout comme la collection de votre mère.
Mircea se ressaisit.
---Vous savez, monsieur, que la collection n'est pas à vendre. Je vous l'ai dit plusieurs fois déjà. Je peux vous vendre des pièces annexes mais pas celles du catalogue B (artefact occultes.)
---Écoutez moi bien Shumaker... Nous savons que vous ne joignez pas les deux bouts avec votre collection. Monsieur Karr a été plus que généreux dans son offre de rachat. Il s'est aussi montré plutôt patient mais croyez moi, nous en venons au bout.
---Oui mais si je vends la collection a un musée ou... Un autre acheteur?
---Humpf! Vous n'aurez personne d'autre Shumaker. Vous le savez très bien.
---Je trouverai bien une solution.
Terry s'offusque de cette dernière réponse et agrippe le revers de l'antiquaire.
---Les amateurs tels que vous m'horripilent Shumaker.
Mircea accuse le coup en silence et l'agent se ressaisit en voyant le monde autour. Il sourit horriblement.
---Allez donc observer les tableaux de Newt monsieur Shumaker. Tous sont sur le catalogue B et tous seront acheté par Monsieur Karr!
L'agent sort de l'exposition laissant Mircea sous le choc.

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JustineNagoï
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Re: L'exposition.

Message par JustineNagoï » ven. 15 nov. 2013 00:55

Je suis restée assise sur le banc, au cœur de l'expo face aux peintures macabres. Je suis pétrifiée par la vision de ces corps suppliciés et de la façon perverse dont ces tortures sont peintes... Il semblerait que l'auteur se délecte avec lenteur et minutie à restituer le plus fidèlement possible la douleur des victimes. Les chairs violacées, tuméfiées, les corps démembrés et les visages tordus par la souffrance sont d'une effroyable netteté, à tel point que j'éprouve un léger étourdissement à fixer des yeux de telles séquences d'apocalypse.
Je détache mon regard des toiles pour jeter un coup d'œil aux visiteurs. J'ai l'impression d'un assemblage de personnes hétéroclites, comme si tous ces gens n'avaient aucun point commun, et pourtant, un élément collectif les avait réunis en ce lieu ce soir-là...

( Mais Jeff ! Où est-il passé bon dieu ! Il s'est éclipsé avec Jimmy... Vont-ils parler de mes toiles ? Puisque je devais apporter mon book j'aurais cru que ce serait pour me proposer d'exposer... Le temps qu'ils reviennent je vais essayer de discuter avec quelqu'un pour ne pas rester comme une potiche sur ce banc ! Mais quelle poisse ! Je ne connais personne et les autres ont l'air absorbé par leur conversation ou par la contemplation des tableaux....)

Un besoin irrépressible de réagir me fait lever d'un bond. Je décide immédiatement de saisir une nouvelle coupe de champagne pour dissiper ma nervosité et favoriser un peu ma sociabilité, toujours restreinte en ce genre de circonstances. Je saisis au vol une coupe pétillante sur le plateau d'un serveur qui me fait un hochement de tête complice. Munie de ma coupe à la main, je me sens d'un meilleur aplomb pour aborder un des visiteurs. Mais lequel ?
Je songe vite fait au crispé en costume chic, mais je me ravise aussitôt. Mon regard circule sur l'assemblée, une jeune fille égarée, probablement une étudiante incrustée à cette expo par hasard, m'a jeté un coup d'œil furtif tout à l'heure. Elle m'a semblé aussi mal à l'aise que moi, et surtout très seule. Je la cherche du regard quelques instants puis la vois à quelques mètres de moi, semblant fureter ou cherchant quelqu'un. Je m'avance vers elle et lui lance, avec mon plus beau sourire :

- " Bonsoir jeune fille, toi aussi tu es là par hasard ? Je ne sais pas quoi penser de ces œuvres inquiétantes, penses-tu qu'elle sont le fruit d'obscures fantasmes ou les souvenirs de voyages du peintre ? "

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Sarah Dassy
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Re: L'exposition.

Message par Sarah Dassy » ven. 15 nov. 2013 02:31

Elle et ses plans foireux. Ils ne me font pas toujours rire, mais là, elle ne pourrait pas faire mieux.
Et me voilà toute seule au milieu de ce musée des horreurs.

(Mais pourquoi tu as choisi cet artiste, Clémentine? Pourquoi n'est-on pas restée sur le premier? )

Je déambule sans trop oser fixer les toiles, certaines sont tellement choquantes que j'ai manqué laisser échapper un cri en les voyant.
J'espère trouver une autre partie de l'exposition où sont exposées les toiles ordinaires, connues de ce peintre.
Au lieu de cela, je tombe en arrêt devant un malheureux qui paraît véritablement cloué entre deux arbres.
Cette toile me donne la chair de poule tant elle communique la souffrance du supplicié. Je frissonne mais ne peut détacher mon regard du tableau. J'ai presque l'impression de sentir les clous quand une voix me tire de la contemplation morbide.

Je lève les yeux pour dévisager la jeune femme. Si je suis surprise par son apparence, plutôt surprenante pour ce genre de lieu, je suis soulagée qu'elle m'ait sortie de cette toile.

Bonsoir... heu, mademoiselle.
Heu... non, pas par hasard. C'est mon amie...
On a choisi... enfin elle a choisi l’œuvre de ce peintre comme sujet d'étude pour notre cours. C'était un des artistes proposés.
Parce qu'elle savait qu'il y avait cette exposition et qu'elle... heu... s'était débrouillée pour qu'on y vienne.
Mais je ne m'attendais pas du tout à ce genre de... je ne sais pas quel mot je dois utiliser.
Je ne savais pas du tout qu'il avait commis ce genre de tableau.


J'essaie de recouvrer un peu de contenance mais ne trouve sur le moment rien à répondre.
Je ne sais pas bien comment exprimer ce que ces tableaux m'inspirent... à part un profond dégoût.

Nino
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Re: L'exposition.

Message par Nino » ven. 15 nov. 2013 10:26

Je regardais tout autour de moi, pour me rendre compte que nous étions 4 dans cette pièce. Pourquoi faire une exposition qui attirerait si peu de monde?
Je regarde alors les 2 jeunes filles, qui semblaient entamer une conversation. Si je souhaitais comprendre, il fallait en faire part. De plus, je ne m'étais pas bien comporté vis-à-vis d'Elisabeth.

Je m'approchai alors, avec un léger sourire.

Bonjour mademoiselle

Puis regardant Elisabeth

Vous avez une idée de pourquoi nous sommes là? C'est glauque...
Clem a toujours été un peu spéciale, mais là on atteint des limites


Je semblais un peu mal à l'aise, et avant que quiconque puisse répondre

Excusez mon comportement de tout à l'heure, je n'étais pas au courant de votre présence, je m'attendais à un rendez-vous avec Clem, et quand je me suis aperçu que non, eh bien vous connaissez la suite. Mais je ne comprend pas, pourquoi nous faire venir pour ça! Les peintures trop réalistes, comment de telles choses peuvent nous passer par la tête?

sadie
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Re: L'exposition.

Message par sadie » ven. 15 nov. 2013 20:59

Je fais le tour de l'exposition, puis me rendant compte que nous ne sommes que quatre...

Les voyants proches, je vais me joindre à la conversation pour mieux saisir leurs impressions, et discuter brièvement de leur présence sur le site.

bonjour, comment allez vous? Je me présente, je suis mircea shumaker. Que me vaut le plaisir de vous rencontrer ici?
« Souviens-toi d'oublier. »
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Sarah Dassy
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Re: L'exposition.

Message par Sarah Dassy » ven. 15 nov. 2013 23:18

- Non, non. C'est moi qui suis vraiment désolée de ce qui s'est passé. Je ne savais pas du tout ce qu'elle... avait en tête.
Mais c'est vrai que... qu'elle exagère parfois. Souvent même. Mais je suis sûre qu'elle... Enfin, qu'elle ne se rend pas compte qu'elle va trop loin. Parfois. Qu'elle peut faire du mal sans le vouloir.

(Mais arrête donc de bafouiller comme ça. Relax. Tu es sensée être dans ton élément ici.)
J'expire une bonne fois avant de reprendre.

- Pour l'exposition, elle n'avait aucune idée que ce serait ainsi. Nous sommes venues parce que nous étudions ce peintre en cours. Nous ne savions pas du tout qu'il avait commis ce genre d'œuvre. Je suis certaine qu'elle est aussi mal à l'aise que moi face à ces toiles... Elles sont vraiment trop malsaines.

Je tourne la tête vers le nouvel arrivant que je salue d'un simple

- Bonsoir monsieur.

Étant la plus jeune du groupe, je laisse à mes aînés l'initiative d'engager la conversation.

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JustineNagoï
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Re: L'exposition.

Message par JustineNagoï » sam. 16 nov. 2013 18:59

Je décide de m'impliquer un peu dans cette conversation balbutiante, ces personnes se sont rassemblées instinctivement, peut-être ont-elles éprouvé la même sensation de malaise que moi, à la vue de ces toiles?
Je profite de l'intervention de l'homme s'appelant Mircea pour alimenter le dialogue :

-" Bonsoir, mon nom est Sandra Thilliez, je suis venue avec mon patron, Jeff Bunker, un proche de Jimmy qui nous a convié à l'expo, je devais apporter mon carnet de dessins dans l'éventuel but d'exposer mes oeuvres. Nous travaillons dans un salon de tatouages pas loin d'ici... Nous aimons la peinture et les artistes à contre-courant, mais j'ai du mal à comprendre si ces toiles sont le fruit d'un cerveau dérangé ou les carnets de voyages d'un artiste très tourmenté qui se libère par la peinture...? "

Je vide d'un trait ma coupe de champagne puis ajoute :

- " Est-ce que l'un d'entre vous connait ce peintre ? "

sadie
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Re: L'exposition.

Message par sadie » sam. 16 nov. 2013 20:13

"probablement a t il simplement sublimé certaine pulsion de son environnement, ou décrit certains de ces rêves. Cela est certe malsains à première vue, mais la fonction est probablement de retenir quelques choses, comme un corps malade... Je suis favorable à retenir mes interprétations pour ce genre d'oeuvre comme pour les autres d'ailleurs, n'ayant pas de vue globale je ne saisis pas toujours bien certains éléments. Vos impressions sont toujours éclairante si je puis dire.
« Souviens-toi d'oublier. »
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Sarah Dassy
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Re: L'exposition.

Message par Sarah Dassy » sam. 16 nov. 2013 23:36

- Je sais que c'est un peintre australien qui a longtemps vécu en Afrique du Sud. Il est mort il y a plus de 20 ans.
Quand j'y pense, je me demande comment cela se fait que cette série de tableaux soit restée inconnue pendant tant d'années.
En tout cas, je en comprends pas bien quel était son intention avec ces toiles. On pourrait penser qu'il a voulu porter à son paroxysme le climat qui régnait à l'époque dans ce pays. Mais pourquoi cette date sur les tableaux? Comme s'il relatait un événement.


Je glisse un regard rapide vers une toile proche pour regarder la date qui y est inscrite.
Je note ensuite cette date dans mon carnet.

Nino
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Re: L'exposition.

Message par Nino » lun. 18 nov. 2013 11:40

En tout cas, n'y connaissant pas en peintres, je trouve cela très particulier, et je comprend pourquoi les toiles ne sont pas connues, il est préférable qu'elles ne le soient pas...

Excusez-moi, je ne me suis pas présenté, je suis Sébastien Réno, cascadeur.

Je ne sais pas trop ce que je fiche ici, à part accompagner une ... amie et Elisabeth.

Vous êtes tous trois dans l'art de proche ou de loin si j'ai bien compris?


Je regarde alors de loin la peinture qui avait attiré mon attention...

La peinture là au mur, représentant un homme se faisant battre par la police, est tellement troublante, on dirait que la scène se passe juste devant nous, c'est une technique époustouflante qu'il à, mais pourquoi pour faire passer de telles images?

Comment se fait-il que nous soyons 4 à une exposition, aussi nulle soit-elle? Même sans pub, les personnes qui ont pris l'initiative d'exposer ces choses ont du en parler à leurs proches, ou à la famille du peintre. Je ne sais pas vous, mais je ne pense pas m'attarder trop longtemps ici

Que penseriez-vous d'aller en boîte ou aller boire un verre?

Verrouillé